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Au creux de son cœur
Écrit par Ellen G. White   
Ressources - Méditations
Jesus en croixLe Seigneur du ciel ne se désintéresse pas de nous, il n’est pas indifférent à ce qui nous préoccupe. Bien au contraire, il communique avec les habitants déchus de ce monde. Christ n’a pas mis de côté sa nature humaine. Notre vivant Intercesseur se tient en présence de Dieu en notre faveur en tant que substitut et garant. Il a reçu toute la puissance dans l’intérêt de l’humanité. Toutes choses ont été remises entre ses mains pour lui permettre d’achever l’œuvre de la rédemption, laquelle a été commencé dans une telle humiliation, et par un tel sacrifice.

Le Seigneur communique activement avec chaque partie de son vaste empire. Il se penche sur la terre et ses habitants. Il prête l’oreille à chaque mot prononcé, entend chaque gémissement, écoute chaque prière, observe les mouvements de tous, approuve ou condamne toute action des hommes. La main du Christ déchire le voile qui nous dérobe les gloires du ciel. Ce n’est pas un Sauveur silencieux et indifférent à ses sujets dans un monde déchu que nous contemplons dans le lieu très saint, mais celui qu’entourent toutes les armées célestes – des myriades de myriades et des milliers de milliers, attendant toutes de partir, sur son ordre, en mission de miséricorde et d’amour. […]

Christ a enseigné à ses disciples que Dieu accorde sa sollicitude à tout objet de sa création selon le rang qu’il lui a assigné en créant le monde. Il a attiré leur attention sur les oiseaux du ciel. Il ne tombe pas, a-t-il dit, un seul moineau à terre sans que notre Père céleste ne le remarque. S’il s’occupe ainsi du petit moineau, à combien plus forte raison les âmes pour lesquelles Christ est mort sont précieuses à ses yeux! La valeur de l’homme, le prix auquel Dieu l’estime, est révélé à la croix du calvaire. […]

Pour mieux comprendre la bienveillance et l’amour de notre Père céleste, Christ nous rappelle que Dieu fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes et «fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons». Il nous ouvre le livre de la nature et cherche à nous enseigner une importante leçon: la main qui soutient le monde, qui peint les lis des champs et les différentes fleurs, c’est celle du divin Artiste. C’est lui qui donne à chacune sa beauté particulière. Jésus nous dit que même Salomon dans toute sa gloire n’a pas été vêtu comme l’une de ces fleurs simples et naturelles, lesquelles sont une expression de son amour pour l’humanité.

Chaque goutte de pluie, chaque rayon de soleil que reçoit notre monde ingrat est une preuve de la longue patience de Dieu et de son amour. Si l’herbe des champs qui existe aujourd’hui et qui demain sera jetée au four, si les fleurs magnifiques qui ravissent nos sens révèlent le savoir-faire exquis du divin Artiste de même que sa sollicitude, nous ne pouvons avoir une idée trop élevée de la dignité et de la valeur que Dieu attribue aux êtres créés à sa ressemblance. Jamais il n’ignorera un acte égoïste, discourtois ou désagréable d’un humain envers un autre. […]

Qui peut mesurer ou anticiper le don de Dieu? Pendant des siècles, le péché a interrompu le flot de la bienveillance divine sur l’homme; mais la miséricorde et l’amour de Dieu pour la race déchue n’ont cessé de s’accumuler ni de se déverser sur la terre. Les habitants du monde et leur raison pervertie ont transformé la terre en léproserie. Mais Dieu vit et règne! En Christ, il a déversé sur le monde un flot guérissant. Dans le don de son cher Fils, il a donné une vision claire de son caractère à la race qui ne quitte pas son esprit d’une seconde. La loi royale révèle le cœur même de Dieu. Cette norme infinie est présentée à tous, afin qu’on ne se méprenne pas sur le genre de personnes que Dieu désire voir faire partie de son royaume. Seuls ceux qui obéissent à tous ses commandements deviendront membres de la famille royale, enfants du roi céleste. Ce sont eux qui auront l’honneur de recevoir la citoyenneté céleste, une vie qui se mesure à celle de Dieu – une vie sans chagrin, ni douleur, ni mort, pendant l’éternité.

Cet article a d’abord paru dans Signs of the Times, le 17 novembre 1898. Les adventistes du 7e jour croient qu’ Ellen G. White (1827-1915) a exercé le don de prophétie biblique pendant plus de 70 ans de ministère public.