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Votre Divin Consolateur
Écrit par Aecio E. Cairus   
Ressources - Méditations
La présence de Dieu dans votre vie quotidienne 

Qui est le Saint-Esprit? 

Personne ne doit se sentir timide en posant cette question. Vous n’êtes pas un étranger pour l’Esprit de Dieu. Il est fort possible que vous ayez été baptisé au nom du Père, du Fils et, oui, au nom du Saint-Esprit aussi – une action à la signification profonde. Ce trio de noms apparaît souvent partout dans le Nouveau Testament, bien que pas toujours dans le même ordre ou avec les mêmes synonymes. Leurs identités, natures et relations mutuelles ont été comprises de différentes façons. La plupart des chrétiens (y compris les adventistes) favorisent la compréhension trinitaire, selon laquelle ces trois personnes sont distinctes tout en partageant la même nature divine. 

Il est vrai qu’il s’agit là d’un sujet difficile. Le Père, le Fils et le Saint-Esprit pensent, parlent, et agissent toujours de concert dans le monde, puisque l’unité de Dieu est réelle. Distinguer ces personnes divines l’une de l’autre exige alors que l’on accorde une attention toute particulière à la preuve biblique. 

Comment l’Esprit a-t-il agi par le passé? 

L’Esprit n’est pas simplement une puissance, mais nous, êtres créés, le connaissons et en faisons l’expérience en tant que puissance. Jésus lui-même nous a rappelé que le nom «Esprit» (littéralement «souffle» ou «vent» dans le langage biblique) lui est donné parce que, comme un vent puissant, il est invisible mais efficace (Jn 3.8). Au commencement, cette puissance s’est manifestée elle-même en tant que «vent de Dieu» comme certains le traduisent dans Genèse 1.2 (JER)1. La colombe voltigeant sur la surface de l’eau lors du baptême de Jésus (Mt 3.16) nous rappelle qu’au commencement de la vie chrétienne, la même puissance crée et éclaire de nouveau, car «Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici: toutes choses sont devenues nouvelles.» (2 Co 5.17)

Les Écritures présentent l’Esprit de Dieu comme une puissance morale à l’intérieur de la conscience humaine (Gn 6.3) pour convaincre «le monde de péché, de justice et de jugement» (Jn 16.8). Par la suite, il apparaît comme une puissance intelligente à l’origine de la sagesse de personnes justes telles que Joseph (Gn 41.38). Pharaon a remarqué cette puissance, tout comme Israël lorsque Saul a été transformé en une personne différente (1 S 10.6-11).

Un passage très important de l’Ancien Testament traitant du concept de la Trinité se trouve dans Esaïe 63. Pour sauver Israël (63.7,8), Dieu «notre Père» (63.16) a envoyé «l’ange qui est devant sa face» (63.9), lequel, dans l’Ancien Testament, parle souvent comme étant Dieu lui-même. 

Tragiquement, le peuple qu’il voulait sauver s’est rebellé contre son Sauveur. Les Israélites « ont attristé son Esprit saint» (63.10). En conséquence, les prophètes ont prévu un jour futur, dans les temps messianiques, où une nouvelle alliance serait complétée, avec un esprit nouveau dans des cœurs nouveaux (Ez 11.19,20; Jr 31.31-33).

Ces temps furent inaugurés lorsque le Saint-Esprit couvrit Marie de son «ombre» (Lc 1.35), ce qui la rendit capable – elle, une vierge – de concevoir un «être saint». Cette naissance spéciale différait de la manifestation de l’Esprit remplissant un simple bébé humain pour une mission particulière, tel que son cousin Jean (Lc 1.15). Jean prédit une immersion future dans l’Esprit (Mt 3.11), immersion que Jésus décrivit comme étant une nouvelle naissance de la part de l’Esprit (Jn 1.13; 3.5-8), favorisant ainsi un «nouveau moi» alors que le vieux moi perd de sa puissance (Col 3.10,11). Cette présence, c’est l’Esprit habitant en nous (Rm 8.9). C’est un don permanent de Dieu qui fait de nous ses fils et ses filles, et donc, des héritiers de la vie éternelle (Rm 8.11,17; 1 Jn 3.1,2). L’Esprit n’est jamais refusé à ceux qui le cherchent de tout leur cœur (Lc 11.13).

Ce même Esprit dispense aussi toute une diversité de dons (1 Co 12.7-11) aux membres spécifiques (12.27-31), «les distribuant à chacun en particulier comme il veut» (12.11). Ces dons ont pour objectif de permettre des actions spécifiques dans la mission concertée de l’Église en tant que tout organique – le corps du Christ.
 
La mission de l’Église avance à grands pas grâce à la «plénitude» de l’Esprit, laquelle nous conduit à un enthousiasme et à une audace renouvelés dans le témoignage chrétien (Ac 4.29; Ep 6.18-20). Bien que l’Esprit soit en nous en permanence, il faut continuellement rechercher la plénitude de sa présence par la prière (Ac 4.31) et d’autres formes de culte inspirantes (Ep 5.18,19).