| Une loi de liberté | |
|
| Ressources - Méditations |
|
La loi de Dieu est la meilleure chose qui puisse nous arriver.
La meilleure façon d’aider les enfants à relever les défis d’une société postmoderne en quête de valeurs et d’orientation, c’est de leur donner des normes, des règles de vie claires. La liberté provient de limites adoptées personnellement. Ce principe s’applique aussi dans l’expérience chrétienne. Dans sa grâce, Dieu a déterminé que la liberté et les perspectives de croissance sont importantes pour les êtres humains. Et pour assurer ceci, il a établi des limites claires par les dix commandements. Il est fascinant de voir comment Dieu a satisfait ce besoin humain. Tandis que les bibliothèques débordent de volumes sur le droit public, Dieu réussit à gouverner le monde entier par dix commandements. Et Jésus, le Sauveur-Créateur, va jusqu’à les condenser en deux principes : Aime Dieu de tout ton cœur, et ton prochain comme toi-même. Avec cette loi, Dieu nous ouvre une porte vers la liberté. Vers la liberté, vraiment ? Mais comment un système établissant des limites à notre vie et à notre comportement peut-il être considéré comme la structure de la liberté ? La Bible condamne le mensonge, établissant de ce fait des limites claires à notre vie et à notre comportement. Ce qui veut dire que notre stratégie pour atteindre un certain but ne peut jamais inclure la fausseté, la malhonnêteté, la tricherie, ou toute autre méthode semblable. Dans certaines situations, peut-être aurons-nous l’impression que l’honnêteté « ne paie pas ». Mais Dieu destine de telles limites à être « des portes s’ouvrant sur la liberté ». Étude de cas Je me souviens qu’un jour d’hiver, à peine entré dans ma classe, j’ai remarqué qu’il y régnait un calme déroutant. Pas un mot. Pas un son. Et j’ai vite découvert pourquoi. Une fenêtre avait été brisée. Les étudiants se lançaient des regards soupçonneux, la tension augmentait, jusqu’à ce que soudain, l’un d’entre eux se lève et confesse : « C’est moi qui l’ai brisée. Je suis désolé. » Tout à coup, l’atmosphère a complètement changé. Les visages se sont détendus, la créativité s’est remise de la partie, de sorte qu’en quelques secondes un plan stratégique a été mis sur pied : nous allions tous contribuer au remplacement de cette fenêtre. Cet étudiant honnête en a été ému jusqu’aux larmes. Il a appris une importante leçon de vie : être honnête engendre la confiance, crée la solidarité, et donne un sentiment de liberté intérieure. Ce principe s’applique à tous les commandements. Honorer ses parents développe chez les croyants la capacité d’entretenir des relations saines avec l’autorité. Être fidèle à son conjoint développe des capacités sociales et émotionnelles qui contribuent considérablement au bonheur. Et respecter la propriété émotionnelle et sociale des autres (les cinq derniers commandements) crée une atmosphère nécessaire pour des relations humaines en bonne santé. Pour notre protection Dans une société en quête d’orientation, les valeurs et normes bibliques nous aident énormément. Dieu lui-même a déterminé les valeurs qui devraient gouverner nos relations avec lui et avec notre prochain – valeurs d’amour, de respect, et d’humble confiance en soi. L’amour en est le fondement. L’amour pour Dieu et pour nos semblables, reconnaissant le fait que nous sommes tous des chefs-d’œuvre uniques du Créateur. Comme toute autre œuvre d’art, les dix commandements portent l’empreinte de leur auteur. Ils sont l’expression du caractère de Dieu, et sont conçus pour que notre vie soit remplie de joie, de bonheur, et ait un sens. Comme le code routier (contre lequel nous nous rebellons parfois), ils ont été conçus pour notre protection et notre sécurité. Les commandements sont pour tous, mais il est enrichissant de noter leur valeur pour le peuple d’Israël, à qui (en tant que peuple) ils furent d’abord communiqués verbalement. En quittant l’Égypte, les Israélites n’avaient pas encore développé une identité commune. Mais leurs racines communes en Abraham, leur but commun d’atteindre Canaan, et, plus encore, le système commun de normes fourni par les dix commandements ont contribué à leur développement dans une collectivité viable. Pour un peuple en mouvement, le système commun de valeurs et de normes s’est avéré concluant en préservant leur identité et en prévenant leur dissolution. Respecter Dieu, l’adorer, lui donner les droits exclusifs sur leurs vies, et célébrer le jour de repos du Créateur – toutes ces expériences ont uni un tas d’individualistes en une nation hautement admirée, respectée, et crainte. La loi de Dieu Les grands principes de la loi de Dieu sont contenus dans les dix commandements et manifestés dans la vie du Christ. Ils expriment l’amour, la volonté et les desseins de Dieu concernant la conduite et les relations humaines et sont impératifs pour tous les hommes de tous les temps. Ces préceptes constituent le fondement de l’alliance conclue par Dieu avec son peuple et la norme de son jugement. Agissant par le Saint-Esprit, la loi démasque le péché et fait éprouver le besoin d’un Sauveur. Le salut procède entièrement de la grâce et non des œuvres, mais ses fruits se traduisent par l’obéissance aux commandements de Dieu. Celle-ci favorise le développement d’une personnalité chrétienne et produit un sentiment de bien-être. C’est une manifestation de notre amour pour le Seigneur et de notre intérêt pour nos semblables. L’obéissance qui vient de la foi révèle la puissance du Christ qui transforme les vies et renforce ainsi le témoignage du chrétien. (Ex 20.1-17 ; Ps 40.7,8 ; Mt 22.36-40 ; Dt 28.1-14 ; Mt 5.17-20 ; He 8.8-10 ; Jn 15.7-10 ; Ep 2.8-10 ; 1 Jn 5.3 ; Rm 8.3,4 ; Ps 19.7-14) Nous avons là d’importantes considérations dans notre contexte d’immigration internationale et intercontinentale d’aujourd’hui. D’importantes considérations aussi pour ceux qui cheminent vers le royaume de Dieu à venir. Les commandements fournissent une boussole morale dans un siècle de relativisme. Par la loi de Dieu, le Saint-Esprit nous convainc de péché et nous amène à éprouver un sentiment complet d’impuissance. Dans les termes d’une déclaration adventiste : « La loi de Dieu est l’instrument par lequel le Saint-Esprit nous appelle à la repentance. » Un virage positif de Jésus Comme s’il réagissait à cette tendance humaine de soupçonner tout ce qui commence par un « Tu ne », Jésus, dans son sermon sur la montagne, a formulé la loi de Dieu dans un contexte positif. Ici, deux éléments se dégagent : 1. Tout procède du cœur. Ce ne sont pas les mots de la loi qui comptent le plus, a-t-il dit. C’est plutôt l’esprit de la loi. Allant plus loin, il a souligné que même nos pensées – notre état d’esprit – peuvent contribuer à une vie qui confirme ou confronte la loi de Dieu. « Vous avez entendu qu’il a été dit aux anciens : Tu ne tueras point ; celui qui tuera mérite d’être puni par les juges. Mais moi, je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère mérite d’être puni par les juges ; que celui qui dira à son frère : Raca ! mérite d’être puni par le sanhédrin. » (Mt 5.21,22) Ainsi, il a cherché à tourner les « interdictions » en dix options de vie significatives. 2. Action positive pour la vie. Jésus nous a montré dans son sermon sur la montagne comment la loi de Dieu peut apporter une amélioration immédiate à notre vie. N’attendez pas que les autres vous traitent avec bonté, conseille-t-il. N’attendez pas que les autres soient respectueux. Prenez plutôt l’initiative de cette qualité de relations humaines : « Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, vous aussi, faites-le de même pour eux » (Mt 7.12). Ainsi, les dix « interdictions » deviennent les dix perspectives infinies. Pas besoin de mépriser vos parents, votre conjoint, votre prochain. Dieu vous donne un meilleur fondement pour régulariser de telles relations humaines. C’est à vous de créer un contexte de respect mutuel, d’honnêteté, et de fidélité quand vient le temps de vous occuper des gens qui vous entourent. Un autre cas La loi de Dieu est la meilleure chose qui puisse nous arriver, si je puis dire. Dans un cours avancé de religion dans une école secondaire, nous parlions du septième commandement, lorsque soudain, une jeune fille dont l’apparence en disait long sur son intérêt pour les « règles de Dieu », nous a jeté ce défi : « Pensez-vous vraiment qu’on peut présenter des trucs aussi vieux jeu aujourd’hui ? » Et immédiatement, s’est ensuivi une discussion intéressante, dont la conclusion m’a même surpris. Après presque une heure de débat entre les étudiants, la jeune fille a conclu, comme suit : « Je pense que j’ai trouvé : j’ai un ami, et parfois, j’ai peur qu’une autre fille me le vole. Si je pense plus loin, à ce temps où je serai mariée, ce serait une catastrophe de perdre le mari que j’aime. Dieu nous a donné une règle qui, sérieusement acceptée, pourrait chasser la peur, donner confiance en l’avenir de nos relations, et nous protéger nous-mêmes et l’être que nous aimons de la menace d’une vie irréaliste sans règles. Je pense que ça suffit pour que je l’applique dans ma propre vie. En fait, la loi de Dieu est ce qui peut nous arriver de meilleur. »
Gabriel E. Maurer est secrétaire de la Division eurafricaine à Berne, en Suisse.
|



